Etonnants voyageurs : rencontre avec Jérôme Leroy

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Festival Etonnants voyageurs : les 4èmes 2 en route pour l’aventure

Le 1er juin 2017, 528 collégiens étaient réunis à St Malo dont 30 élèves de la 4(2) de La Croix Rouge La Salle de Brest.

Tous les élèves présents ont lu un roman et se sont appropriés les codes journalistiques avec la réalisation d’un journal sur le thème du futur.

« Le futur a déjà commencé et se renouvelle tous les jours. »

Le programme était chargé pour cette journée très ensoleillée. Tout d’abord, toutes les classes ont été rassemblées pour découvrir les travaux des uns et des autres. Puis, c’est le grand moment de la rencontre avec Jérôme Leroy, l’auteur du roman Macha ou l’évasion. Ensuite, après une pause-déjeuner, nous assistons à une conférence sur la science-fiction. Enfin a lieu la très attendue : chasse aux trésors dans le salon du livre.

Au début de l’année, nous voulions créer une fusée et faire une chasse aux trésors avec comme thème la nourriture. Nous n’avons pas travaillé ces sujets mais grâce au festival, nous avons voyagé à St Malo, certes… en car. Nous avons participé à une chasse aux trésors au salon du livre et avons partagé ensemble un pique-nique. A votre avis, la mission est correctement accomplie…non ?

La rencontre avec Jérôme Leroy

Nous sommes deux classes à rencontrer l’auteur et sommes aidés par une animatrice hors pair. Voici quelques questions qui ont été posées.

En combien de temps écrivez-vous un roman ?

Comme dit ma femme (1), l’écriture d’un livre « c’est comme un accouchement ». J’y pense d’abord par bribes, par moment puis vient le temps de l’écriture. Ce temps est relativement court : environ 3 mois à raison de 10h/12h par jour. Même mon chat n’est pas autorisé à entrer dans le bureau durant la durée de l’écriture.

De quoi vous êtes-vous inspiré pour Macha ?

« Macha, c’est moi ». Macha est révoltée comme moi. Elle s’indigne contre la vie. Elle s’engage aussi, elle imagine le monde de demain.

Etes-vous un « écrivain et un saboteur » comme vous le dîtes sur votre blog ?

J’avoue que je veux montrer le monde sous des angles différents pour saboter les visions toutes faites. Je m’intéresse à la critique d’un monde qui ne va pas bien et je cherche à trouver d’autres chemins. C’est ce que l’on trouve dans Macha avec les Zads. Les hommes s’installent pour vivre autrement sur le terrain, ils veulent changer de façon de vivre.

La technologie est oubliée dans votre roman. Pourquoi ?

Elle n’est pas totalement oubliée mais je ne la mets pas au centre. En fait, je me demande, lorsque je suis confronté à un écran, si c’est moi qui regarde l’écran ou l’écran qui m’observe. C’est un peu comme dans le roman de G. Orwell 1984 avec Big Brother que je vous conseille d’ailleurs vivement.

Comment imaginer une vie sans informatique ?

C’est possible de vivre sans informatique. Je trouve que le monde est plus doux. Notre vie se perd dans le virtuel. On a du mal à être dans le réel. On a du temps pour réfléchir à autre chose. Les films : Hunger games ou Divergentes sont des exemples pas vraiment optimistes. Une des solutions est de commencer à avoir un usage plus raisonné de la technologie.

J’aborde les mêmes sujets pour les adultes et pour les adolescents. L’écriture est différente car le point de vue est celui d’un jeune.

Pourquoi avez-vous voulu devenir écrivain ?

Ce n’est pas un choix. Je recopiais mes textes à la main -c’était avant l’informatique- et les vendais à mes amis. Je suis un ancien professeur de lettres. Parfois, je regrette les échanges et les rencontres mais pas les copies ni les conseils de classe.

Quels sont vos écrivains préférés ?

Ah, c’est cruel de choisir…je dirai pourtant Rimbaud, Aragon. Ce sont des poètes et puis G. Orwell.

Lire et écrire sont deux activités complémentaires. C’est un peu comme une vie de marin. Je suis souvent sur la route pour des festivals par exemple. Le métier d’écrivain est une activité de solitaire.

Sur le papier publicitaire, en accroche de votre roman, il est écrit « vous aurez une furieuse envie de changer le monde » ? Qu’en pensez-vous ?

Je crois en ce que j’écris. Je crois en le monde que je décris.Votre génération doit faire changer le monde. Ce sera peut-être la fin des énergies fossiles, des inégalités… L’homme n’est pas fait pour travailler mais pour se libérer, pour se reposer.Je n’ai pas de message particulier car pour moi, un bon roman, c’est d’abord une bonne histoire.

Qu’avez-vous pensé de notre journal Mach’actu ?

Je me suis d’abord senti flatté d’avoir 8 pages. J’ai aimé que vous vous intéressiez au second plan, pas seulement aux personnages principaux. J’ai aimé les articles sur les chats et le fait que vous pensiez au Capitaine, car c’est un de mes personnages préférés. Ce n’est pas un personnage manichéen (3)

(1) Il reprend à son compte une expression de Columbo, ancienne série policière

(2) Il imite la phrase de Flaubert lorsqu’il parle de son œuvre Mme Bovary

(3) qui est tout blanc ou tout noir, bon ou méchant.

 

 

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