La 4ème 3 rencontre Yoann Thomas, chercheur à l’IRD

Dans le cadre du projet « Jeunes reporters des arts, des sciences et de l’environnement », les 4ème3 ont rencontré Yoann Thomas, chercheur à l’IRD situé sur le site du technopôle à Plouzané. L’IRD, Institut de Recherche pour le Développement, propose des missions à l’échelle de la planète et essentiellement, dans des pays en voie de développement. Il porte une démarche de recherche, d’expertise et de partage des savoirs au bénéfice de territoires et de pays ayant moins de moyens et moins de formation. De plus, ce sont souvent ces mêmes pays qui subissent plus fortement le changement climatique et qui ont peu de capacités pour se défendre. L’IRD essaie de concevoir des solutions adaptées aux défis auxquels les hommes doivent faire face.

Yoann Thomas a proposé une intervention en lien avec le projet des élèves. Il a expliqué en quoi consiste une démarche scientifique, très utile pour nos scientifiques en herbe. Ensuite, il a explicité certains termes et expliqué les effets du changement climatique sur la biodiversité. La sonnerie a sonné le clap de fin de son intervention au grand regret des élèves qui auraient voulu continuer à écouter cette passionnante intervention.

Les objectifs d’un chercheur

Yoann Thomas a commencé son intervention en indiquant aux élèves quels étaient les objectifs d’un chercheur : Comprendre notre monde, produire de la connaissance, appliquer les connaissances et créer des outils pour le besoin de la société. Il a cité comme exemple des recherches autour de la pêche qui ensuite a permis une réglementation : déterminer la taille d’un poisson qui peut être pêché, le lieu et la période.

Comment fait-on de la recherche ?

Ensuite, il a décrit aux élèves une démarche scientifique. Comment fait-on de la science ? La recherche a besoin d’un cadre, quelque chose de systématique. Pour mener à bien une recherche, il est important de passer par une série d’étapes.

1. Identifier une problématique : par exemple, l’impact du changement climatique sur la biodiversité.

2. Formuler une question : Cerner une question, bien poser pour tenter d’y répondre.

L’impact du changement climatique sur la biodiversité est vaste, il faut choisir un angle d’attaque ; par exemple, l’effet du réchauffement de l’eau sur les organismes.

3. Formuler des hypothèses. Exemple : le réchauffement de l’eau modifie la croissance et la reproduction.

4. Développer des protocoles par l’observation, l’expérimentation et la modélisation (comme la création d’un jeu vidéo qui recrée la réalité).

5. Acquérir des données : campagnes en mer, expériences en laboratoire…

6. Analyser les résultats : statistiques / graphiques

7. Valoriser / diffuser ses résultats : écrire des publications, faire de la vulgarisation scientifique. Et bien évidemment dans la langue de la science, en anglais !

Qu’est-ce qu’un chercheur en biologie marine ?

Il étudie les interactions entre organismes marins et leur environnement. Pour nos scientifiques en herbe, il était important de redéfinir tous ces termes qu’ils entendent régulièrement mais sans vraiment bien les identifier.

Organismes marins : espèces qui vivent dans l’eau.

Environnement : là où nous vivons. Il faut prendre en compte différents aspects : la température, l’humidité, l’oxygène, l’interaction entre les membres.

Yoann Thomas a parlé de son parcours. Il se spécialise dans certaine espèce exploitée. Ses recherches lui font parcourir le monde, en Polynésie, en Nouvelle-Calédonie, au Canada et actuellement, au Sénégal où il s’y rend régulièrement, pendant un mois, deux fois par an. Sur le terrain, il observe, décrit ce qu’il se passe. Il expérimente, il teste les effets. Et il modélise. Il recrée la réalité en jeu vidéo pour tester des scénarios. L’intérêt de la modélisation est se projeter dans le futur, d’imaginer le futur.

Biodiversité marine et le changement climatique

Biodiversité : quand on parle de biodiversité, il faut prendre en compte toutes les diversités de la vie sur Terre : la diversité des espèces (le nombre d’espèces sur Terre), la diversité génétique et la diversité des écosystèmes (diversité des paysages)

Climat : les conditions météorologiques (température, précipitation, ensoleillement, humidité, vitesse du vent) moyennes sur une longue période dans une région donnée.

Le changement climatique va faire changer cette moyenne. Des variations naturelles modifient le climat. Le soleil, par exemple, connaît un cycle de 11 ans, où il y a des tempêtes solaires et le soleil chauffe plus. Les éruptions volcaniques, quant à elles, projettent plein de débris et cachent le soleil. La planète connaît donc une période de refroidissement. Mais le changement climatique est également d’origine anthropique (anthropo : homme, d’origine humaine) : les gaz à effet de serre, le CO2, l’utilisation d’énergies fossiles. La chaleur qui est sensée remonter et piégé par l’effet de serre.

Des chercheurs ont mesuré le CO2 présent dans l’atmosphère depuis 800000 ans. Ils sont allés en Arctique et Antarctique et ont récupéré une carotte de glace. Ils ont pu ainsi identifier, par les bulles d’air présents dans la glace, des composés chimiques et mesurer le CO2. Leur résultat est édifiant. L’émission de CO2 est plus ou moins constant en 800000 ans mais s’accélère de manière exceptionnelle depuis 1950. La conséquence de cette augmentation de CO2 est la hausse des températures avec l’effet de serre. Le changement de température entraîne inévitablement un changement climatique.

Les conséquences du changement climatique sur les océans

Les conséquences du changement climatique sur les océans sont importantes. Nous allons connaître des épisodes de météo extrême, ce qui va perturber les côtes. De plus, les propriétés de l’eau vont être modifiées : la salinité, l’acidité de l’eau, moins d’oxygène et des températures qui augmentent. L’acidité agit comme un citron sur les organismes marins ; cela mange la coquille et la détruit. Les coraux blanchissent et finissent par mourir. Tout organisme vit à une température où il se sent bien. Face à l’augmentation de la température de l’eau, les espèces se déplacent ou meurent. Ce déplacement d’organismes marins vers le nord change les interactions. Il a été remarqué des poissons tropicaux en Bretagne. Et bien évidemment tout ceci a des conséquences sur les humains. L’homme a besoin de cette biodiversité pour se nourrir et vivre et le changement climatique perturbe tout cet équilibre.

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